La 3ème et dernière table ronde qui portait sur les actions en cours et les propositions de développement par l’IE a commencé par une présentation de Monsieur Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l’Orient. Lors de son élocution, Monsieur Sfeir a donné une vision généraliste de l’Intelligence et a fait savoir que l’IE fait partie de l’Intelligence stratégique et que cette dernière commence tout d’abord par la culture, la langue et l’intelligence politique. A partir de cette définition, il a évoqué l’importance de la reconnaissance de l’autre en s’appuyant sur quelques exemples concrets. Il a souligné la nécessité d’un partenariat avec les pays du sud bâti sur la confiance.
Monsieur P. Passy est parti du constat que l’analyse stratégique en Afrique tarde à se faire connaître et que la définition des secteurs stratégiques est sans lisibilité et sans réflexion sur les enjeux de demain. Il a souligné que le détenteur de l’information en Afrique c’est l’état avec, en plus, une réticence face aux changements et une mauvaise exploitation des informations disponibles. Il a évoqué l’absence de réflexion nationale sur l’IE et le manque de cycle de formation. Concernant l’application de l’IE dans le monde de l’entreprise, Monsieur Passy a présenté le manque de moyens et d’organisation ainsi que les problèmes profonds de structure. Il a également évoqué les conflits entre la hiérarchie pyramidale, les flux d’informations asymétriques et la difficulté d’accès à l’information à haute valeur ajoutée.
En conclusion, plusieurs propositions ont été apportées selon 4 axes majeurs, tout d’abord une dimension prospective permettant une dynamique économique et financière, ensuite une dimension communicative afin de sensibiliser et d’informer puis une dimension stratégique pour démontrer l’importance de l’IE comme arme de défense nationale permettant l’analyse du contexte environnemental et enfin une dimension opérationnelle permettant, d’une part, la création de structures adaptées à la faiblesse des moyens et des organisations et d’autre part de former les cadres et les agents de maîtrise pour une meilleure exploitation.
Et je ne peux pas achever ce résumé sans évoquer l’intervention de Monsieur Philippe Clerc, Directeur de l’IE, de l’innovation et des TIC à l’ACFCI, qui a rappelé le mode d’action et la stratégie à adopter : tout d’abord l’anticipation, la prospective, le diagnostic du savoir-faire, ensuite l’installation d’un dispositif en entreprise ou par l’état. Après il faudra créer des raccourcis technologiques.
Il a présenté l’exemple du pôle de compétitivité créé en 2004 au Maroc à la ville de Tétouan sous la responsabilité de Mr M’Barki ancien Ministre marocain. Il a également précisé que l’IE se nourrit de la culture stratégique du pays.
Mr Philippe Clerc a conclu son intervention par cette citation : « Si tu n’as pas de stratégie pour le futur alors tu n’as pas d’avenir ».
par Anis Mabrouk
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En introduction à la 2ème table ronde qui avait pour thème les enjeux de puissance, Monsieur O. Youmsi a présenté l’IE et son utilisation quotidienne dans les entreprises américaines et plus particulièrement chez Pro Active World Wide.
Le 2ème intervenant, Monsieur V. Avioustkii, docteur en géopolitique a présenté la présence russe en Afrique, en rappelant tout d’abord que les relations Afro-soviétique se limitaient à des échanges d’étudiants africains en URSS et à des expatriés soviétiques en Afrique. Le but est d’intervenir idéologiquement sans chercher des profits économiques.
Mais depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir, la Russie a commencé à intervenir sur plusieurs plans, notamment dans les zones de conflits comme le Darfour et a permis aux grandes compagnies russes d’exploiter les richesses minières du continent. Afin d’appuyer sa présentation, le géopoliticien a donné une liste des oligarques russes avec une nette évolution de leurs bénéfices.
A leur tête on trouve Roman Abramovitch, qui a investit dans le domaine pétrolier et dont la fortune s’élevait à 19,5 Md $ en 2006 et avait bondi de plus de 20% par rapport à 2005.
Le dernier intervenant de cette table ronde, Monsieur P. Passy a rappelé le passé sanglant de l’Afrique et a présenté l’influence française sur ce continent.
par Anis Mabrouk
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Lors de la 1ère table ronde qui a présenté l’état des lieux et expertise de la situation, Monsieur J.P. Béjot, éditeur de la dépêche diplomatique, a souligné l’importance de l’expression de la souveraineté des peuples et la possibilité qu’ils expriment leurs souverainetés régionales. Il a évoqué l’importance de la concordance entre les pouvoirs politiques et économiques. Et a présenté le rôle de la France, qui selon lui, doit se porter sur une vision positive et moins obsolète.
Monsieur G. Debane, Président du Groupe Développement Durable au Conseil Français des Investisseurs en Afrique (CIAN) a présenté le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) régi des accords du protocole de Kyoto. Ces mécanismes MDP permettent des investissements dans les pays en voie de développement par les pays les plus industrialisés, autrement dits les grands pays pollueurs. Le but étant de réduire les émanations des Gaz à Effet de Serres (GES). Malgré quelques projets MDP, comme la plantation de 20.000 Ha de forêt d’Eucalyptus au Maroc permettant de produire de la pâte à papier, la récupération du méthane de la décharge de Djebel Chekir en Tunisie, le projet de plantation de 14 Ha d’acacia au Mali, ou encore la production d’électricité par la géothermie au Kenya, ces MDP sont encore minoritaires en Afrique.
Monsieur C. Jussac, a dénoncé la nébuleuse politico affairiste qui ne sert qu’une minorité des africains. Il a souligné le déficit des représentations des salariés et l’affaiblissement des partenaires de l’état. Il a appelé à la restauration de l’état par les africains eux-mêmes en rappelant que l’économie du continent est en hausse de 5% mais s’explique surtout par l’augmentation des recettes pétrolières et minières. Il a demandé une annulation des dettes africaines afin d’avoir la possibilité d’un développement humain et durable.
La dernière intervenante à cette table ronde, Madame F. Chifflot Bourgeois a présentée la nouvelle loi « Compte épargne codéveloppement » permettant la mise en place de transfert de sommes d’argents de la France vers l’Afrique pour des investissements. Le texte de la loi est disponible à l’adresse suivante : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTX0600037L
En résumé ce compte individuel autorise à toute personne étrangère imposable en France de bénéficier de réductions d’impôts de 25%. En contre partie, la personne s’engage à investir l’argent épargné dans son pays d’origine. Le montant maximum est de 50.000 euro sur une durée d’épargne de 6 ans. Un suivi dans les pays d’origines pourrait être nécessaire mais reste inexistant pour le moment. Il faudra plusieurs années pour pouvoir juger de la rentabilité de ce projet.
par Anis Mabrouk
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Colloque Intelligence économique et Afrique
Le colloque sur l’IE et l’Afrique qui s’est déroulé le lundi 14 mai 2007 et qui était organisé par l’Institut Supérieur des Etudes en Alternance de Management de Marne la Vallée (ISEAM) a permis de présenter les pistes de développement actuelles qui permettraient d’améliorer la situation des africains. Avec comme thèmes majeurs la présentation de l’état des lieux, des enjeux de puissance, des actions en cours et les propositions de développement par l’Intelligence Economique.
Je donnerai 3 résumés sur ces thèmes qui correspondent aux différentes tables rondes.
par Anis Mabrouk
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